La famille de l'Incarnation

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A l’école de l’Incarnation avec Marie, Mère de Jésus

7ème porte d’entrée

Présentation

Les petits enfants trottinant à côté de leurs mamans qui les tiennent par la main sont un spectacle familier les matins d’école.
Dans la Famille de l’Incarnation, Marie, la Mère de Jésus, nous mène aussi à l’école de l’Incarnation.
Le P. Baudouin nous a laissés ces mots :

Qu’il est doux d’être conduit par Marie à Jésus
et par Jésus au Père et à la Trinité Sainte.

Le P. Baudouin

Vierge de la cachette des Sables
Toute sa vie a été vécue sous le rayonnement de Marie.

Il est né à Montaigu et il aimait rappeler qu’il était né le jour de la fête de Notre Dame des Anges, une fête bien célébrée à Montaigu. Il aimait souligner que l’on avait ajouté à son prénom de Louis, celui de Marie.

Marie était pour lui « sa très sainte Mère ».

Durant son séjour d’exil en Espagne avec d’autres prêtres français, certains d’entre eux trouvant exagérée la piété des espagnols pour Marie, il aurait répondu : du moment qu’ils ne l’adorent pas, ils n’en font point trop !

A son retour en France, après cinq ans d’exil en Espagne et durant son séjour clandestin aux Sables d’Olonne, pour la fête du 15 août 1798, il prononce et signe avec un grand nombre de fidèles une profession de foi à la gloire de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu.

En 1805, il est alors curé de Chavagnes et a toujours en tête le projet d’une société de « prêtres et de pieuses femmes pour rebâtir les murs de Jérusalem  » détruits par la révolution. Il lance un séminaire et avec quelques professeurs il forme une société de prêtres, à laquelle il donne le nom : d’ « Enfants de Marie ».

Lorsqu’il parle de Marie ou écrit sur elle, il s’enthousiasme. Ainsi dans un commentaire du Cantique des Cantiques :

(....) 0 ma Mère, vous êtes toute belle, toute sainte, toute pure ... Je vous salue, pleine de grâce !
Je vous salue, bienheureuse !
Je vous salue, Reine des Anges !
Je vous salue, maîtresse des cieux !
Je vous salue, trésorière des richesses de Jésus ! Je vous salue, Mère de Dieu !
Mère du Verbe Incarné !
Mère du Rédempteur !
Mère de Dieu, vous êtes toute belle, toute sainte !

Mais il n’oublie pas que Marie est l’une de nous et fait partie de notre Eglise :
Elle est de l’Église : son titre de Mère, de Nourrice, de Reine ne lui ôte pas la qualité de membre de la sainte Église, elle est de notre corps.

Le P. Baudouin semble avoir vécu dans une relation d’intimité toute particulière avec Marie, comme en témoigne un écrit du 20 janvier 1819 où il fait le vœu de supporter les souffrances. Parmi les 42 souffrances qu’il énumère, il y a celle-ci qui ne manque pas de surprendre :
L’indifférence et les froideurs de l’aimable et tendre Mère. Vous qui êtes si tendre, vous m’êtes si sévère ... La Divinité a été sévère pour vous  !

Parmi ses dernières paroles, avant de mourir, en testament :

« Ce qui me console, dit-il sur son lit d’agonie,
c’est que je vous ai toujours mis sous la protection
de la très sainte Vierge.
Ah ! mes enfants, Marie est mon espérance,
qui que vous soyez, je vous ai donnés à elle ;
je vous donne encore à cette tendre Mère pour toujours.
O Marie, je remets mes enfants entre vos mains ;
je vous les donne ; ils sont à vous, ne les abandonnez pas ;
protégez-les ; bénissez-les !
Oui, mes enfants, vous êtes à Marie, ne l’oubliez pas ;
vous appartenez à Marie ; aimez-la !
Elle est votre Mère pour le temps et pour l’éternité ».

Trésor commun sur Marie


La contemplation du Mystère de l’Incarnation, nous conduit aussi à contempler Marie, Mère des hommes.
Vivre l’Incarnation, c’est labourer continuellement la terre, pour qu’à l’égal de Marie, nous soyons disponibles pour aimer et adorer Jésus fait chair en moi et en l’autre et c’est un exercice quotidien ...
Vivre l’ici et le maintenant, le dévouement avec simplicité, comme Marie ...

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Avec le Christ, par Lui et en Lui, nous vivons notre mission

comme Marie de Nazareth,
Marie du Magnificat,
Marie de Bethléem,
Marie de Cana,
Marie de la Croix.

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Nous nous faisons « disciples à l’école de l’Incarnation  »
 avec un Maître “le Verbe Incarné notre Seigneur et Maître "
 avec une maîtresse, "Marie, notre Bonne Mère et Maîtresse"
 sous la conduite de LMB.

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La Spiritualité de l’Incarnation
Esprit caché, dans une humilité non affectée, qui nous pousse à vivre libres, à découvrir n’importe quelle « semence du Verbe » en chaque homme, entretenant une dévotion spéciale à l’Eucharistie et à la Vierge Marie.

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Dans le trésor des UdJ (Livre de vie)
Marie, servante du Seigneur toute disponible
écoute la Parole de Dieu
la révèle par toute sa vie.
Elle nous dit encore aujourd’hui :
« Quoi qu’il vous dise, faites-le. » n°12

C’’est Marie qui nous conduit à Jésus.
« Elle retenait tous ces évènements et les méditait dans son cœur. »
En elle, nous approfondissons les mystères de la vie de Jésus,
notamment par le chapelet.
Avec Marie, nous livrons tout notre être à la Parole
pour qu’elle prenne chair en nous
et soit donnée au monde. n° 35.

Dans le trésor des FMI. (Constitutions)
« Le Verbe a été ... caché dans le sein de sa Très Sainte Mère. Comme Marie, nous sommes consacrés pour que
la Parole s’incarne dans notre vie et qu’elle soit offerte aux hommes dans une évangélisation continuelle. C’est par Marie que nous nous laissons conduire à Jésus et par Jésus au Père ou à la Trinité très Sainte." n° 9

Parole de Dieu

Découvrir Marie au fil de l’Evangile, « grains de moutarde » à broyer lentement…

- demeurer avec Marie à Nazareth… en famille avec Joseph et Jésus…
- l’accompagner dans sa visite à sa cousine Elisabeth, à Cana…
- rester près d’elle debout au pied de sa croix.

Pratique


un conseil du P. Baudouin à son neveu, (lettre du 14 juin 1814) :

C’est une excellente pratique de dire le savoureux chapelet pour se délasser, en se promenant !

une proposition  :
Aller chaque jour bien réellement et non superficiellement dans le cœur immaculé de la trop bonne Marie, Mère de Dieu, c’est le secret de la porte du cœur de Jésus. C’est là qu’on se convertit, qu’on pleure, qu’on se lave, pour entrer ensuite dans le Saint des Saints. (lettre du 1 mars 1818)